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Top 5 : Les sprinteuses suisses entre les meilleures du monde

CM d'athlétisme Londres

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Les Championnats du monde de Londres sont derrière. Le constat des responsables de Swiss Athletics est positif. La tendance à la hausse de l’athlétisme suisse se poursuit.

Ces dix derniers jours, l’équipe suisse a réussi quatre places de finalistes grâce au relais national féminin de sprint (Ajla Del Ponte, Sarah Atcho, Mujinga Kambundji, Salomé Kora), aux spécialistes de 400 m haies Lea Sprunger (COVA Nyon) et Kariem Hussein (LC Zürich) ainsi qu’à la perchiste Nicole Büchler (LC Zürich). Le but du chef de sport de performance Peter Haas (deux à trois places de finalistes) a par là même été dépassé. A relever sont aussi les deux 10e places de Mujinga Kambundji (STB) sur 100 et 200 m ainsi que les 11e place sur 800 m de Selina Büchel (KTV Bütschwil) et de la toute jeune heptathlonienne Géraldine Ruckstuhl (STV Altbüron/20 ans).

Les Top 16 à des joutes mondiales indiquent mieux la densité de l’athlétisme dans une nation que le tableau des médailles, qui repose souvent sur quelques athlètes d’exception. Les places de demi-finalistes d’une nation montrent ce qu’il en est de la base. La Suisse a énormément progressé ces 5 dernières années ; et tout porte à croire que ce n’est pas fini. Aux JO de 2004 à Athènes, la Suisse était dans le trou, sans aucune place dans le Top 16 ; en 2008 à Pékin, une seule (la 6e place de Viktor Röthlin) et deux en 2012 à Londres deux (Röthlin et le relais de 4×100 m féminin). Ensuite, les choses ont changé : aux Mondiaux 2013 à Moscou, 4 places dans le Top 16, aux Mondiaux 2015 à Pékin 7, aux JO à Rio de Janeiro 2016 7 et à Londres 2017 12.

La tendance à la hausse a été grandement mise en action par les Championnats d’Europe 2014 à Zurich. Ils ont amené un nouvel élan à l’athlétisme suisse, aussi grâce à de nouveaux soutiens financiers. Les projets jeunesse tel l’UBS Kids Cup permettent également de repérer rapidement les jeunes talents.

Le grand nombre de places de Suisses dans le Top 16 est aussi le résultat des contrôles anti-dopages plus rigoureux de par le monde. Il est devenu plus difficile de tricher, d’autant plus que les échantillons sont congelés et peuvent être ressortis du congélateurs plusieurs fois les années qui suivent pour de nouvelles analyses. La Fédération internationale d’athlétisme a en outre sévèrement puni la Russie en l’excluant des compétitions. La Suisse profite de la prise en main plus ciblée de la problématique du dopage de par le monde. Dans notre pays, la thématique de la prévention contre le dopage est et reste d’importance. Avec Antidoping Suisse, il existe au pays une instance compétente et indépendante.

L’athlétisme a en Suisse de nouveau atteint une importance qui facilite bon nombre de choses. Une fois que l’avalanche est en marche, elle est en marche. Le relais féminin de sprint est un bon exemple, lui qui a, de pair avec Lea Sprunger, représenté avec la 5e place le grand moment des Mondiaux de Londres. "Nous avons un chouette esprit d’équipe. Nous avons vraiment envie de faire quelque chose de bien", a raconté la dernière relayeuse Salomé Kora. "C’est plaisant et chaque jeune coureuse souhaite faire partie de ce relais. "

Les athlètes suisses montrent par leurs performances qu’ils ont les moyens de tenir tête à l’élite internationale et sont même en mesure de décrocher des places de finalistes. Voilà qui créé des espoirs en vue des Européens 2018 à Berlin. Au niveau des CE, l’équipe suisse a soudain les moyens de vraiment lutter pour les médailles, comme l’a montré de manière impressionnante Amsterdam 2016, avec le meilleur bilan suisse de tous les temps à des CE (5 médailles).

Source : Swiss Athletics / SDA
Photo : athletix.ch